Les Pierres Plates, Morbihan
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Les tombesSix monuments composent la nécropole. Tous sont arasés et dans des états de conservation différents.Toutes les tombes sont en pierre sèche. Leur couverture se fait grâce à une voûte en encorbellement. Cet appareillage implique une hauteur obligatoire des monuments, qui ne pouvait pas être inférieure à 6 m. Un soin particulier est apporté à l’appareillage des façades, où débouchent les couloirs. La surface des chambres montre une grande variabilité, de 8,50 m² à 18 m². Tous les couloirs débouchent vers l’est et regardent le fond de la vallée.Au centre, le plus grand des édifices, et le seul à contenir deux tombes, mesure 14,50 m de long pour une largeur de 10 m. L’analyse de l’ADN de 7 des 12 individus de la chambre C montre que les individus ne partagent pas la même lignée féminine. Une autre montre que les deux adultes à proximité de deux enfants n’ont pas de lien entre mère, grand-mère, enfants et petit-enfant. Ils ne sont ni frères ni sœurs.Le nombre important de datations C14 permet de dire que la nécropole a fonctionné plus de 400 ans, entre -4332 et -3943. Cela ferait le dépôt d’un mort tous les 30 ans. Si elle a accueilli le double de défunts tous les quinze ans, c’est bien peu. Si les tombes appartenaient à des élites, chacune pouvait avoir la sienne. Dans la mesure où les femmes et les enfants étaient admis, cela fait bien peu de morts. Que la collectivité soit réduite à quelques familles, que les tombes soient réservées à certains, le nombre de morts serait bien supérieur à la vingtaine de générations qui connurent cette nécropole.Outre les six tombes, sept foyers ont été mis au jour. Ils sont remplis de pierres calcaires prélevées localement. Leur diamètre varie de 1,45 à 1,75 m. La stratigraphie et le C14 confirment qu’ils ont fonctionné à la même époque que les tombes. Ce type d’installation de pierres chauffantes peut cuire la nourriture pour plusieurs dizaines de personnes. Ce ne sont pas de simples feux pour faire la cuisine de quelques personnes chargées de la construction des tombes. Ils témoignent de réunions et de banquets qui purent avoir lieu lors de l’inauguration des monuments avec les premières inhumations, ou se tenir à date régulière pour honorer les morts et les dieux.
Les alignements du Moulin s’étendent sur 300 m et se composent de trois files : File nord : 15 blocs de quartz sur 120 m ; File sud : 13 blocs (majoritairement en schiste) sur 70 m ; File ouest : 5 blocs de quartz sur 24 m.
J. Miln de Woodhill, Écossais fortuné, consacra la fin de sa vie à l’étude des mégalithes de Carnac. Ses découvertes aboutirent à la création du musée de Carnac. La traduction française de ses fouilles de l’alignement sont publiées, à titre posthume, en 1881. C’est la première et unique monographie consacrée à une fouille d’un des alignements de Carnac J. Miln note que les menhirs d’une zone sont couchés dans le même sens, évoquant un tremblement de terre (il en ressent un en 1877). Il constate que les destructions ne sont pas toutes modernes : des menhirs sont réutilisés dans des murs gallo-romains. Devant des pierres couchées, il observe des rigoles, traces de météorisation prouvant leur longue période debout. Tous ses successeurs ne feront pas les mêmes observations, redressant souvent les menhirs à l’envers.
Ce qui est devenu un îlot inhabité fut, au Néolithique, un des hauts lieux de la religion. Sa conception, sa taille, sa proximité avec Gavrinis et la richesse des vestiges et du mobilier qui y furent découverts en font un site exceptionnel. L’îlot, d’une superficie de 8000 m2 et dont le point le plus haut ne dépasse pas 8 m, était à l’époque néolithique relié au continent par le sud. Il à toujours été séparé de Gavrinis par un étroit chenal, actuellement profond de 28 m. Vers – 4000, la mer haute est au niveau des mers les plus basses d’aujourd’hui. Avec les marées et la force des courants, il le niveau de la surface de l’eau peut varier d’un mètre d’un côté à l’autre de l’île.
Cette colline construite par l’homme est visible de toutes parts dans les environs de Carnac. Haute de 12 mètres, elle mesure 125 mètres de long et 65 mètres de large à sa base. Sa masse atteint 40 000 m³. Ce volume ne sera dépassé, pour le Néolithique, que quelques siècles plus tard en Angleterre, dans la région de Stonehenge, avec la colline de Silbury, qui, avec 167 mètres de diamètre, couvrira 2,2 hectares et atteindra presque les 250 000 m³.
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Les tombesSix monuments composent la nécropole. Tous sont arasés et dans des états de conservation différents.Toutes les tombes sont en pierre sèche. Leur couverture se fait grâce à une voûte en encorbellement. Cet appareillage implique une hauteur obligatoire des monuments, qui ne pouvait pas être inférieure à 6 m. Un soin particulier est apporté à l’appareillage des façades, où débouchent les couloirs. La surface des chambres montre une grande variabilité, de 8,50 m² à 18 m². Tous les couloirs débouchent vers l’est et regardent le fond de la vallée.Au centre, le plus grand des édifices, et le seul à contenir deux tombes, mesure 14,50 m de long pour une largeur de 10 m. L’analyse de l’ADN de 7 des 12 individus de la chambre C montre que les individus ne partagent pas la même lignée féminine. Une autre montre que les deux adultes à proximité de deux enfants n’ont pas de lien entre mère, grand-mère, enfants et petit-enfant. Ils ne sont ni frères ni sœurs.Le nombre important de datations C14 permet de dire que la nécropole a fonctionné plus de 400 ans, entre -4332 et -3943. Cela ferait le dépôt d’un mort tous les 30 ans. Si elle a accueilli le double de défunts tous les quinze ans, c’est bien peu. Si les tombes appartenaient à des élites, chacune pouvait avoir la sienne. Dans la mesure où les femmes et les enfants étaient admis, cela fait bien peu de morts. Que la collectivité soit réduite à quelques familles, que les tombes soient réservées à certains, le nombre de morts serait bien supérieur à la vingtaine de générations qui connurent cette nécropole.Outre les six tombes, sept foyers ont été mis au jour. Ils sont remplis de pierres calcaires prélevées localement. Leur diamètre varie de 1,45 à 1,75 m. La stratigraphie et le C14 confirment qu’ils ont fonctionné à la même époque que les tombes. Ce type d’installation de pierres chauffantes peut cuire la nourriture pour plusieurs dizaines de personnes. Ce ne sont pas de simples feux pour faire la cuisine de quelques personnes chargées de la construction des tombes. Ils témoignent de réunions et de banquets qui purent avoir lieu lors de l’inauguration des monuments avec les premières inhumations, ou se tenir à date régulière pour honorer les morts et les dieux.
Les alignements du Moulin s’étendent sur 300 m et se composent de trois files : File nord : 15 blocs de quartz sur 120 m ; File sud : 13 blocs (majoritairement en schiste) sur 70 m ; File ouest : 5 blocs de quartz sur 24 m.
J. Miln de Woodhill, Écossais fortuné, consacra la fin de sa vie à l’étude des mégalithes de Carnac. Ses découvertes aboutirent à la création du musée de Carnac. La traduction française de ses fouilles de l’alignement sont publiées, à titre posthume, en 1881. C’est la première et unique monographie consacrée à une fouille d’un des alignements de Carnac J. Miln note que les menhirs d’une zone sont couchés dans le même sens, évoquant un tremblement de terre (il en ressent un en 1877). Il constate que les destructions ne sont pas toutes modernes : des menhirs sont réutilisés dans des murs gallo-romains. Devant des pierres couchées, il observe des rigoles, traces de météorisation prouvant leur longue période debout. Tous ses successeurs ne feront pas les mêmes observations, redressant souvent les menhirs à l’envers.
Ce qui est devenu un îlot inhabité fut, au Néolithique, un des hauts lieux de la religion. Sa conception, sa taille, sa proximité avec Gavrinis et la richesse des vestiges et du mobilier qui y furent découverts en font un site exceptionnel. L’îlot, d’une superficie de 8000 m2 et dont le point le plus haut ne dépasse pas 8 m, était à l’époque néolithique relié au continent par le sud. Il à toujours été séparé de Gavrinis par un étroit chenal, actuellement profond de 28 m. Vers – 4000, la mer haute est au niveau des mers les plus basses d’aujourd’hui. Avec les marées et la force des courants, il le niveau de la surface de l’eau peut varier d’un mètre d’un côté à l’autre de l’île.
Cette colline construite par l’homme est visible de toutes parts dans les environs de Carnac. Haute de 12 mètres, elle mesure 125 mètres de long et 65 mètres de large à sa base. Sa masse atteint 40 000 m³. Ce volume ne sera dépassé, pour le Néolithique, que quelques siècles plus tard en Angleterre, dans la région de Stonehenge, avec la colline de Silbury, qui, avec 167 mètres de diamètre, couvrira 2,2 hectares et atteindra presque les 250 000 m³.
Les pierres de ce type sont relativement nombreuses (sept) dans une aire réduite (30 km autour de Rochefort). Ce sont de gros blocs, taillés en creux, comme une auge fermée par une dalle au sommet. L’intérieur pourrait être une chambre funéraire. Elles émergent au 16e siècle quand les marais sont asséchés et sont signalées à l’intention des chercheurs en 1812. Elles ont été désignées comme tombe romaine. Depuis longtemps, l’intérieur est vide. Le premier qui put l’étudier au début du 19e siècle signale « des ossements de peu d’intérêt et un joli grattoir en silex ». La mieux conservée, à Charras, est un gros bloc de 1,70 m de long et d’un mètre de large, creusé à l’intérieur sur une profondeur de 0,80 m. La dalle qui la ferme mesure 3,20 m x 2,70 m pour une épaisseur de 60 cm. À 100 m, se trouve une seconde en partie détruite, mais qui devait être plus importante que la première. La table de couverture a disparu. Celles de la commune de Loiré furent détruites en 1959.
Les dolmens sont petits. Les dalles sont rarement plus longues que 2 m. Quatre à cinq personnes suffisaient à la construction pour les plus modestes. Les dalles latérales dépassent la dalle de chevet. Cela donne un plan en H. La dalle de chevet est la première à être dressée, ensuite viennent s’y accoler les supports. Ceux-ci sont inclinés, le sommet vers l’intérieur.
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Lors du premier inventaire des mégalithes de France, presque tous les départements se vantaient de posséder un, deux ou plusieurs cromlechs. Désormais, on en reconnaît à peine une dizaine en Bretagne et quelques-uns, contestés, disséminés dans d’autres régions. Le Pays basque revendique un nombre impressionnant de « cromlechs » : rien que dans la vallée d’Ossau il y en aurait 85. Ces cercles existent. Ils ont entre 3,5 m et 11 m de diamètre et se retrouvent le plus souvent sur des points dominant le paysage. Ils n’ont cependant rien à voir avec les dolmens et les menhirs du Néolithique et ne devraient pas figurer dans cet ouvrage. Comme ils sont encore trop souvent assimilés à des mégalithes et présents dans les inventaires, il est bon de les signaler. Leur intérêt archéologique est tout aussi important, mais concerne la protohistoire. Ce sont les restes de nécropoles des âges des métaux. Ils entourent des petits coffres où se trouvaient les cendres des défunts et peuvent être la bordure de tumulus disparus.
De nombreuses légendes ou traditions soutiennent qu’une église ou un autre bâtiment religieux sont construits sur d’anciens dolmens ou un autre autel druidique. Cette affirmation n’est jamais confirmée par l’archéologie. Il existe, cependant, une exception dans le hameau des Sept-Saints.
De grandes dalles se retrouvent isolées hors de tout contexte. Elles peuvent être calées sur de toutes petites pierres. Leur taille correspond au module habituel qui constitue les dolmens. Leur présence n’est pas naturelle et est due à une action humaine
Il est impossible d’évoquer l’émergence du monumentalisme sans faire un détour par le Proche-Orient et par quelques pays d’Europe, notamment avec la découverte faite dans le sud-est de la Turquie à Göbekli Tepe, près de la frontière syrienne.
Les dolmens se trouvent presque exclusivement sur les terrains calcaires. L’Aubrac, pays granitique situé entre deux grandes régions à forte densité de monuments, les ignore totalement. La frontière peut être tracée au mètre près. Une commune comme Assier dans le Lot compte des dizaines de dolmens et sa voisine, située sur des grès, n’en possède aucun. Nul obstacle ne les sépare, seulement une limite géologique. Plusieurs explications sont avancées :
Les ouvrages que nous publions sont disponibles sur notre site, ou en librairie
Dolmens des Causses (Ardèche, Aveyron, Gard, Lot, Lozère, Cantal) 16 x 24 cm, broché, 474 illustrations, 224 pages, 2024, 20 €.
Dolmens de la France méditerranéenne (Alpes, Aude, Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hérault, Var, Vaucluse) 16x 24 cm, broché, 477 illustrations, 208 pages, 2025, 20 €.
À paraître : avril 2026
Dolmens de Bretagne,
l’émergence du monumentalisme
(Morbihan, Finistère, Côtes d'Armor et Ille-et-Vilaine)
16x 24 cm, broché, 600 illustrations, 256 pages, 2026, 24€.
À paraître
Menhirs, enceintes de pierre plantées et alignement, pierres dressées du Néolithique
(Morbihan, Finistère, Côtes d'Armor et Ille-et-Vilaine)
16x 24 cm, broché, 300 illustrations, 192 pages, 2026, 20€.