La Planche à Puare, Vendée
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L’ensemble du site abrite trois dolmens, une dizaine de coffres, un menhir et trois cercles de pierres.
Le monument a connu deux phases principales. Dans la première, le caveau est laissé accessible par un passage, sans qu’on puisse vraiment parler de couloir. Dans un second temps, l’entrée est comblée par de gros blocs de 20 à 50 kilogrammes, bien supérieurs au module utilisé pour le cairn. L’entrée devient alors totalement invisible. Bien qu’aucun ossement n’ait été conservé, le caveau a pu servir de tombe. Outre quelques céramiques, des objets appartenant à un mobilier dit de prestige y ont été recueillis par les fouilles anciennes : des perles en variscite et une très belle pendeloque de la même matière, la plus grande pièce en variscite connue en Bretagne.
Trois dolmens se trouvent dans un rayon de moins d’un demi-kilomètre.L’entrée du dolmen 1 est précédée d’une antenne constituée de deux dalles verticales, longues d’un mètre, parallèles et espacées de 2 mètres. Les pierres sont régularisées par bouchardage. La chambre est excavée dans le substrat ; des saignées plus profondes servent de fondation aux piliers.La cella a été vidée plusieurs fois, et des ossements ont été déposés entre les antennes, dans l’axe de l’entrée. Dans une première phase, un tumulus circulaire de 9 mètres de diamètre était partiellement visible sur une hauteur de 70 cm lors de la fouille. Les antennes se comportent comme un couloir.La tombe est abandonnée pendant un temps avant qu’une nouvelle phase, comportant un réaménagement des structures extérieures, n’intervienne. Le dolmen conserve sa fonction d’ossuaire. Une aire pavée, de plan trapézoïdal, large de 9 mètres sur la façade où se trouve l’entrée du monument, est longue de 8 mètres. Elle est bordée de plaquettes fichées verticalement et de fossés latéraux. Un ensemble de trous de poteau témoigne de la construction d’une structure en bois recouvrant le dolmen et l’aire qui l’entoure. Aucun foyer, mobilier, ni débris alimentaire n’a été découvert sur cette aire couverte. La construction ressemble à une maison d’habitation et sa réalisation est tardive. L’entrée du monument n’est pas couverte. Une cloison interne isole le dolmen de la plus grande partie de l’espace couvert.Pendant l’âge du Bronze, la plateforme est encore visible ; un entretien empêche la végétation de l’envahir. Au Bronze final, le lieu est une nouvelle fois utilisé pour y déposer des restes mortuaires sous forme d’ossements incinérés. Ensuite, la plateforme est partiellement endommagée, probablement par l’installation d’un habitat. À l’époque romaine, le site sert de pierrier, et les pierres des champs viennent s’y accumuler.
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L’ensemble du site abrite trois dolmens, une dizaine de coffres, un menhir et trois cercles de pierres.
Le monument a connu deux phases principales. Dans la première, le caveau est laissé accessible par un passage, sans qu’on puisse vraiment parler de couloir. Dans un second temps, l’entrée est comblée par de gros blocs de 20 à 50 kilogrammes, bien supérieurs au module utilisé pour le cairn. L’entrée devient alors totalement invisible. Bien qu’aucun ossement n’ait été conservé, le caveau a pu servir de tombe. Outre quelques céramiques, des objets appartenant à un mobilier dit de prestige y ont été recueillis par les fouilles anciennes : des perles en variscite et une très belle pendeloque de la même matière, la plus grande pièce en variscite connue en Bretagne.
Trois dolmens se trouvent dans un rayon de moins d’un demi-kilomètre.L’entrée du dolmen 1 est précédée d’une antenne constituée de deux dalles verticales, longues d’un mètre, parallèles et espacées de 2 mètres. Les pierres sont régularisées par bouchardage. La chambre est excavée dans le substrat ; des saignées plus profondes servent de fondation aux piliers.La cella a été vidée plusieurs fois, et des ossements ont été déposés entre les antennes, dans l’axe de l’entrée. Dans une première phase, un tumulus circulaire de 9 mètres de diamètre était partiellement visible sur une hauteur de 70 cm lors de la fouille. Les antennes se comportent comme un couloir.La tombe est abandonnée pendant un temps avant qu’une nouvelle phase, comportant un réaménagement des structures extérieures, n’intervienne. Le dolmen conserve sa fonction d’ossuaire. Une aire pavée, de plan trapézoïdal, large de 9 mètres sur la façade où se trouve l’entrée du monument, est longue de 8 mètres. Elle est bordée de plaquettes fichées verticalement et de fossés latéraux. Un ensemble de trous de poteau témoigne de la construction d’une structure en bois recouvrant le dolmen et l’aire qui l’entoure. Aucun foyer, mobilier, ni débris alimentaire n’a été découvert sur cette aire couverte. La construction ressemble à une maison d’habitation et sa réalisation est tardive. L’entrée du monument n’est pas couverte. Une cloison interne isole le dolmen de la plus grande partie de l’espace couvert.Pendant l’âge du Bronze, la plateforme est encore visible ; un entretien empêche la végétation de l’envahir. Au Bronze final, le lieu est une nouvelle fois utilisé pour y déposer des restes mortuaires sous forme d’ossements incinérés. Ensuite, la plateforme est partiellement endommagée, probablement par l’installation d’un habitat. À l’époque romaine, le site sert de pierrier, et les pierres des champs viennent s’y accumuler.
Le couloir, long de 2,50 m, est rétréci lors du passage vers la chambre à 80 cm par deux montants et barré par une pierre de seuil. La chambre, de 15,20 m de long, a une largeur qui oscille entre 1 m et 1,80 m. L’accès n’en est pas au centre, mais à 11 m de l’extrémité occidentale et à 4,20 m de l’extrémité orientale. Le tertre est intégralement visible. Il montre l’importance qu’avaient ces structures extérieures par le soin apporté à leur construction et par l’effort qu’ont demandé le transport et la mise en place des blocs qui l’entourent. Il mesure 28 m de long et 8 m de large. Un muret en pierre sèche fait la jonction entre les dalles. À l’extrémité orientale, une pierre est plus haute que ses voisines, comme un mât à la proue d’un vaisseau. Le remplissage du tertre est réalisé avec un limon prélevé à proximité.
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Les pierres de ce type sont relativement nombreuses (sept) dans une aire réduite (30 km autour de Rochefort). Ce sont de gros blocs, taillés en creux, comme une auge fermée par une dalle au sommet. L’intérieur pourrait être une chambre funéraire. Elles émergent au 16e siècle quand les marais sont asséchés et sont signalées à l’intention des chercheurs en 1812. Elles ont été désignées comme tombe romaine. Depuis longtemps, l’intérieur est vide. Le premier qui put l’étudier au début du 19e siècle signale « des ossements de peu d’intérêt et un joli grattoir en silex ». La mieux conservée, à Charras, est un gros bloc de 1,70 m de long et d’un mètre de large, creusé à l’intérieur sur une profondeur de 0,80 m. La dalle qui la ferme mesure 3,20 m x 2,70 m pour une épaisseur de 60 cm. À 100 m, se trouve une seconde en partie détruite, mais qui devait être plus importante que la première. La table de couverture a disparu. Celles de la commune de Loiré furent détruites en 1959.
Les dolmens sont petits. Les dalles sont rarement plus longues que 2 m. Quatre à cinq personnes suffisaient à la construction pour les plus modestes. Les dalles latérales dépassent la dalle de chevet. Cela donne un plan en H. La dalle de chevet est la première à être dressée, ensuite viennent s’y accoler les supports. Ceux-ci sont inclinés, le sommet vers l’intérieur.
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Lors du premier inventaire des mégalithes de France, presque tous les départements se vantaient de posséder un, deux ou plusieurs cromlechs. Désormais, on en reconnaît à peine une dizaine en Bretagne et quelques-uns, contestés, disséminés dans d’autres régions. Le Pays basque revendique un nombre impressionnant de « cromlechs » : rien que dans la vallée d’Ossau il y en aurait 85. Ces cercles existent. Ils ont entre 3,5 m et 11 m de diamètre et se retrouvent le plus souvent sur des points dominant le paysage. Ils n’ont cependant rien à voir avec les dolmens et les menhirs du Néolithique et ne devraient pas figurer dans cet ouvrage. Comme ils sont encore trop souvent assimilés à des mégalithes et présents dans les inventaires, il est bon de les signaler. Leur intérêt archéologique est tout aussi important, mais concerne la protohistoire. Ce sont les restes de nécropoles des âges des métaux. Ils entourent des petits coffres où se trouvaient les cendres des défunts et peuvent être la bordure de tumulus disparus.
De nombreuses légendes ou traditions soutiennent qu’une église ou un autre bâtiment religieux sont construits sur d’anciens dolmens ou un autre autel druidique. Cette affirmation n’est jamais confirmée par l’archéologie. Il existe, cependant, une exception dans le hameau des Sept-Saints.
De grandes dalles se retrouvent isolées hors de tout contexte. Elles peuvent être calées sur de toutes petites pierres. Leur taille correspond au module habituel qui constitue les dolmens. Leur présence n’est pas naturelle et est due à une action humaine
Il est impossible d’évoquer l’émergence du monumentalisme sans faire un détour par le Proche-Orient et par quelques pays d’Europe, notamment avec la découverte faite dans le sud-est de la Turquie à Göbekli Tepe, près de la frontière syrienne.
Les dolmens se trouvent presque exclusivement sur les terrains calcaires. L’Aubrac, pays granitique situé entre deux grandes régions à forte densité de monuments, les ignore totalement. La frontière peut être tracée au mètre près. Une commune comme Assier dans le Lot compte des dizaines de dolmens et sa voisine, située sur des grès, n’en possède aucun. Nul obstacle ne les sépare, seulement une limite géologique. Plusieurs explications sont avancées :
Les ouvrages que nous publions sont disponibles sur notre site, ou en librairie
Vient de paraître :
Dolmens de Bretagne,
l’émergence du monumentalisme
(Morbihan, Finistère, Côtes d'Armor et Ille-et-Vilaine)
16x 24 cm, broché, 600 illustrations, 256 pages, 2026, 24€.
Dolmens entre Loire et Pyrénées
(Loire-Atlantique, Maine-et-Loire,Vendée, Deux-Sèvres,Vienne, Charente, Gironde, Dordogne, Pyrénées-Atlantique)
16 x 24 cm, broché, 348 illustrations, 176 pages, 2024, 18 €.
Dolmens des Causses (Ardèche, Aveyron, Gard, Lot, Lozère, Cantal)
16 x 24 cm, broché, 474 illustrations, 224 pages, 2024, 20 €.
Dolmens de la France méditerranéenne (Alpes, Aude, Bouches-du-Rhône, Corse, Gard, Hérault, Var, Vaucluse) 16x 24 cm, broché, 477 illustrations, 208 pages, 2025, 20 €.
À paraître
Menhirs, enceintes et alignement
du Néolithique
(Morbihan, Finistère, Côtes d'Armor et Ille-et-Vilaine)
16x 24 cm, broché, 300 illustrations, 192 pages, 2026, 20€.