Franche-Comté-Suisse
En Franche-Comté et en Suisse, deux antennes devant l’entrée délimitant un parvis sont la caractéristique architecturale la plus visible, avec des plateformes de plan trapézoïdales en forme de podium, qui mette en en exergue le dolmen plutôt que de l’entourer. En Suisse, vers -2800/-2500, apparaissent les premiers dolmens pour les Alpes. La découverte d’un dolmen dans la région de Berne ferait remonter leur apparition à -3000. Dans ce pays montagneux, où les dolmens sont construits dans les plaines, qui sont les terrains agricoles d’une population dense, leur petite taille a rendu leur destruction facile. Ils purent être très nombreux. Les quelques monuments qui ont pu être étudiés ont survécu grâce à des conditions extraordinaires. Moins d’une dizaine y sont connus, mais rien ne prouve qu’ils n’aient pas été construits par centaines, comme dans d’autres régions d’Europe.
Les dolmens qualifiés de simples.
Ils sont constitués de deux à trois piliers, d’une dalle de chevet et couverts par une dalle unique. Quand leur état de conservation a permis de les observer, la présence d’antennes encadrant l’entrée les rapproche des dolmens de l’est de la France. Elles sont constituées soit de deux dalles parallèles, soit de murets en pierre sèche.
Au Petit-Chasseur, où deux de ces monuments sont bien conservés, ils sont enchâssés dans une plateforme en pierre sèche de plan triangulaire. Elle entoure le dolmen sans le recouvrir. Le même type de monument a été découvert dans la vallée d’Aoste, en Italie. Ces tertres triangulaires avec une façade où se situe l’entrée peuvent être comparés aux dolmens situés sur les Causses français dans les départements du Lot et de l’Aveyron. Le mobilier archéologique découvert à Sion montre des affinités avec le groupe Ferrières, contemporain des dolmens des Causses. Loin d’être des populations isolées concentrées autour des lacs, leur civilisation matérielle montre un monde d’échanges, avec l’importation de matières venant parfois de loin.

