Dolmens angoumoisins

Un type bien défini, qui doit son nom à la ville d’Angoulême située au centre de son aire de répartition.

Ils représentent la majorité des dolmens de la région, sans être les seuls. Ils possèdent un couloir et une chambre quadrangulaire. Le couloir décentré n’aboutit pas au centre de la chambre, mais sur un côté, donnant au plan une forme de P ou de Q. La table est une pierre brute, souvent d’un poids important. Les orthostates peuvent être travaillés avec soin et taillés pour être jointifs. Les faces qui donnent dans la chambre sont finement apprêtées par bouchardage et lissage pour présenter une surface régulière. La qualité du façonnage des blocs varie d’un dolmen à l’autre. Même si la pierre de la région se prête bien à ce travail, il n’y a pas d’équivalent pour la finition des piliers en Europe. Ils possèdent, quelquefois, une porte monolithique, à l’entrée de la chambre. Ils se trouvent seuls ou dans des nécropoles où ils peuvent voisiner avec des monuments d’autres types.

Le dolmen de la Petite Pérotte à Fontenille (Charente)
Dolmen de la Petite Pérotte à Fontenille en Charente.
Le tumulus de la Motte de la Jacquille à Fontenille (Charente)
Dolmen de Jacquille à Fontenille en Charente.
La porte monolithique qui fermait la chambre du tumulus de la Motte de la Jacquille à Fontenille (Charente)
Porte monolithique qui fermait la chambre du dolmen de Jacquille.